Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Ray Kurzweil, Elon Musk sont maintenant connus de tous. Leurs ambitions et leurs moyens fascinent, autant qu’ils nous inquiètent.
La notoriété des leaders des BigTech dépasse parfois celle de nos gouvernants. Les créateurs de ces firmes règnent sur les réseaux communautaires et par la même, sur notre ordre social.
Il faut aussi admettre que l’intérêt des médias pour ces personnalités porte autant sur leur fortune, démesurées que sur leur psyché.
Loin de moi d’avoir la prétention d’analyser le profil psychologique de ces big boss, je vous propose un florilège de réflexions de quelques experts, qui abordent les traits comportementaux et aussi leurs désirs, ou leur délires.
Commençons par Jeff Bezos. Les traits de son visage singulier, très mobile, et son asymétrie, sont éloquents. Rappelons que notre visage comporte 26 muscles pour exprimer nos émotions, nos sentiments ou pensées diverses.
Maxence Brulard, expert en morphopsychologie le décrypte ainsi : son nez puissant convexe et saillant s’assimile un peu à un brise-glace. Son intelligence émotionnelle invite à des passions multiples, à provoquer, à ouvrir de nouvelles perspectives, qui pousse le fondateur d’Amazon hors des limites. Il fonctionne par impulsions successives. Et son intelligence paradoxale pourra passer d’un comportement à un autre sans aucun état d’âme.
Christian Chavagnieux, Docteur en économie, va encore plus loin : « Jeff Bezos a toutes les caractéristiques des plus grands escrocs. C’est ce qu’on appelle un pervers narcissique. Il est obligé de compenser une douleur d’enfance par une survalorisation de lui-même. Il développe un instinct de prédation qui va lui faire trouver tout ce qu’on ne lui a pas donné. »
Faisons maintenant une digression avec Ray Kurzweil : Directeur de l’ingénierie chez Google, et futurologue américain. Il a créé plusieurs entreprises pionnière dans la Tech, mais il ne semble pas animé par l’ambition de bâtir un empire. Lui, sa raison d’être, c’est plutôt le transhumanisme. Il est un grand promoteur de la fusion totale entre l’homme et la machine
C’est lorsque j’ai fait la découverte suivante à son sujet, que je me suis penchée sur les aspects psychiques de cette personnalité hors du commun:
Le père de Ray Kurzweil est décédé lorsqu’il avait une vingtaine d’années.
Il a eu dès lors, une seule obsession : le faire revivre ! Depuis, il conserve tous les souvenirs de son père disparu, dans l’espoir de lui redonner vie, un jour, grâce à l’intelligence artificielle.
Il témoigne : » j’ai toutes ses factures d’électricité, ses lettre d’amour, ses partitions de musique. L’idée, à partir de toutes ces informations, est de créer un avatar. Voire, une copie encore meilleure, de re-concevoir la personnalité de mon papa. » Et il s’occupe aussi de lui-même : ainsi, Ray Kurzweil avale deux cent pilules par jour pour retarder son vieillissement. Parmi ses prédictions sur la durée de vie humaine, nous serions éternels à partir de l’an 2050.
En ce qui concerne Peter Thiel, il était dans les années 90 l’élève de René Girard, le Darwin de l’anthropologie, qui a développé la thèse du désir mimétique.
« Nous sommes tous en imitation permanente, car l’autre qui nous voit désirer, va lui-même désirer encore plus ce qu’il voulait. » Initialement co-fondateur de Paypal avec Elon Musk, dès 2000, il est convaincu que les premiers hommes capables de vivre mille ans, sont déjà nés. Et il compte bien figurer parmi les élus ! Il est devenu le plus en vue sur le mouvement du transhumanisme. En attendant, l’entrepreneur se gave d’hormones de croissance, et il a pris ses dispositions pour se faire cryogéniser.
Ensuite parlons de l’incontournable Mark Zuckerberg, qui a même fait l’objet d’un film.
« Son impassible visage, qui a souvent l’air préoccupé et anxieux, est en recherche permanente de reconnaissance », observe David Finsher le réalisateur du film t »The social network ».
Il a 100 millions d’amis sur Facebook, certes, mais il reste un grand frileux émotionnel, et mène un train de vie monastique. Son bébé, Facebook, illustre une utopie sociale. Celle d’un espace totalement pacifié car Zuckerberg voit l’empereur romain Auguste comme un modèle : la construction d’un empire de paix.
Il a d’ailleurs prénommé ses enfants Auguste et Maxima.
Le conflit et les ennemis n’existent pas sur ce réseau social. Si il y a un contentieux, l’ami peut être supprimé. Ou bloqué. Cela donne une certaine idée de son approche relationnelle.
Et pour conclure, un flash sur Elon Musk : « Je suis seulement un incompris. »
Patron de Tesla, il révèle être atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme, qui n’est pas d’origine psychologique. Son enfance n’a pour autant pas été facile, avec la séparation de ses parents, le harcèlement subi à l’école par son attitude de geek.
Musk a beau être un génie qui connait jusqu’au moindre détail l’intérieur d’une voiture, et le moteur d’une fusée, il veut aussi tout contrôler. Il ne délègue rien. Lorsque la Tesla Model S est sortie de l’atelier, il se couchait sous les voitures pour inspecter les passages de roues. Elon est conscient du caractère anormal de son comportement, et il écrit : « Je suis par nature un obsessionnel compulsif. Ce qui compte pour moi c’est de gagner. Ça doit être provoqué par un trou noir psychanalytique ou par un cours circuit neuronal. «
Comme quoi avec lui, toute explication, est rationnelle et technique !!
Cette réflexion est issue de ma chronique PatchTech, sur le super podcast TrenchTech, dont vous retrouverez l’audio ici : https://podcast.ausha.co/trench-tech/patch-tech-dans-la-tete-des-geants-de-la-tech





C’est en effet fascinant.
Merci pour cet aperçu de la psychologie et des motivations de ces leaders technologiques, invitant à une réflexion sur leur impact sur la société et les implications futures de leurs actions et innovations.
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Merci Arnold !! C’est exactement cela, ils bénéficient de plus en plus de pouvoirs..
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