Twitter et la Netiquette : respecter, ou dévaluer ?

Il n’y a pas de code de déontologie de Twitter, il repose sur du bon sens, du savoir-vivre. Comme toute communauté, il y a des règles tacites de comportement, qui permettent de conserver la richesse et le niveau originels du réseau, qui des informations, qui des relations amicales ou professionnelles.

D’aucuns en ont produit une expérience, une compétence par leur curation, leur présence quotidienne accrue. Avec pour certains, une activité professionnelle qui s’est déployée, par le temps passé en veille, en discernement, en  recherche continue, de nouvelles expertises.

Bien évidemment, la communauté Twitter est, peu ou prou, le reflet de la société, avec des individus aux comportements peu scrupuleux.
Depuis quelque temps, ce savoir-vivre se ruine, par une poignée de personnes n’ayant pas la prescience du travail, ni respect de la veille, des publications d’autrui.
Rien ne les gène pour publier les meilleurs tweets sans mentionner les sources qui leur ont permis de déceler ces publications.
Tout n’est pas réglementé, heureusement, mais dans le monde professionnel, ne pas citer ses sources est une grossière erreur.

Ainsi, pour conserver la qualité d’information, d’innovation que l’on peut trouver sur Twitter, cette règle doit être restaurée.
Ce qui guette sinon Twitter, c’est l’appauvrissement, le nivellement par le bas. Et pour  ces amateurs ou personnes malveillantes, une réputation déplorable.

Alors, que décidons-nous ? Le respect, ou la dévaluation ?

Ce billet pour dénoncer une part des mauvaises pratiques de certains utilisateurs de Twitter, car nous sommes plusieurs à le déplorer.
Pierre Cappelli se joint à moi dans cette démarche, et publiera prochainement un article.  Chacun peut participer, témoigner brièvement, afin de conserver tout l’intérêt
de ce réseau !

 

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Dans le florilège des promesses numériques : Le social selling, l’injonction invendable !

L’accélération des usages liés au web, la démultiplication des technos qui en découlent, la croissance du nombre d’internautes, ont mis en place des comportements qui permettent d’envisager des objectifs fructueux pour le business des entreprises.

Qui incitent à faire des injonctions. Mais avant d’atteindre ces buts, le terreau capable de le produire doit être fertilisé.
Avec le social selling, il s’agit d’utiliser les
réseaux sociaux comme territoire pour déceler les clients potentiels de l’entreprise, d’ établir des contacts, afin de pouvoir les solliciter avec opportunisme et confiance.

Ainsi, le social selling devient le Graal de tout directeur commercial d’une entreprise en cours de digitalisation. Et l’un des chantiers du CDO, qui voit ici – un moyen d’impliquer la fonction commerciale dans l’intégration numérique, avec des résultats à la clef.

L’important dans la vente, c’est le contexte. Et aujourd’hui le web est contextuel, reflet de nos environnements, de l’économie mondiale. Tous les marchés sont représentés, l’information y circule, via les médias.

Là est le premier atout du Web: cette diffusion d’information, immédiate, internationale, provenant de sources pour la majorité authentifiées :

67 % des informations consultées le sont via internet, et 43% via les RS. (Source Cefrio 2015)

Par ce flux constant apportant tous les éléments d’actualité sur l’économie de marché, les réseaux sociaux ouvrent des champs pour répondre aux objectifs commerciaux.

Mais pour la vente, est-ce opportun d’utiliser les réseaux sociaux comme lieu d’approche commerciale ? Pourquoi ?  Notamment parce que 77% des acheteurs B to B n’adressent pas la parole à un commercial, tant qu’ils n’ont pas fait leurs propres recherches ! (chiffre Corporate Executive Board)

Et ces recherches s’effectuent aussi sur le Web, à travers les forums, les blogs, les sites, et les réseaux sociaux. L’équation est simple : les clients, les décideurs, les acheteurs, sont connectés. L’entreprise, pour entrer en contact avec eux, entretenir et prolonger ce lien, les retrouvent ici.

La marque employeur a d’ailleurs son rôle à jouer, mais c’est un autre enjeu.

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En premier lieu, il convient de définir ses abonnements aux différents réseaux selon leurs communautés acquises. Chacun d’entre eux a une culture, un positionnement, et de nombreux éléments les différencient.

On peut établir à date une photographie de leurs audiences :
Par exemple, Facebook réseau initialement amical, voit s’estomper l’aspect personnel –  pour devenir un outil marketing particulièrement efficient. Les publications réalisés par les internautes tendent vers une proposition d’information, d’émotion, clairement identifiés.

Linkedin, a eu d’emblée une cible professionnelle, et les pages « entreprises » des grands groupes le reflètent. Chez L’Oréal, 68% des salariés adhèrent à cette page profil, générant ainsi des partages, et offrant un grand niveau d’engagement, une viralité forte, avec un niveau de crédit élevé.

Faire alors la sélection adéquate aux besoins de son marché, de sa structure -entreprise grand public ou B to B, mais aussi des ses affinités, afin d’en motiver l’usage.

J’évoquais plus haut la valeur ajoutée des réseaux sociaux, qui permet d’y accéder en y trouvant de l’intérêt : l’information. Cela prévaut pour Twitter, où  70% des journalistes Français sont présents et pour la plupart, actifs. Le niveau supérieur de CSP atteste du bon niveau général.

Au niveau des échanges avec une communauté clients, plus de 70% des mentions se font sur Twitter, en France et aux US. Les commerciaux le préfèreraient ainsi à tout autre réseau pour réaliser leur prospection.

Lorsque l’on gère ses profils, on génere des publications de notre environnement pro, on reste dans ses centres d’intérets et marchés, et cela en initie en retour, d’un niveau équivalent. Il faut pour cela rester en veille active, puis dans un deuxième temps travailler ses contacts.Ainsi, fort de ces deux paramètres, un bon commercial détectera l’opportunité, dans le bon timing, de prendre contact avec le client ciblé dans sa communauté.

Et le e-commerce en B to B est en forte croissance !  Presque la moitié des ventes seront influencées par le digital d’ici 2020, par cette connectivité croissante des individus, dans leurs vies privées, et professionnelles.

N’oublions pas: le premier intérêt pour un collaborateur commercial dans son activité, qu’est-ce ? Son entreprise, ses clients ? Que nenni, c’est le sien !

Alors, le premier intérêt d’une présence professionnelle sur le web et les réseaux sociaux est, par déduction, l’intérêt personnel qu’il peut y déceler. Sa présence lui permet de travailler son employabilité. L’entreprise à tout à gagner à former ses équipes, d’une part, et à les accompagner, ensuite, pour l’utilisation et l’activité sur internet.

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C’est tout ce contexte à élaborer sur les réseaux sociaux pour obtenir une marque forte, bien représentée. L’image de l’entreprise valorisante, fait rebond avec les publications du collaborateur satisfait, et créée une boucle vertueuse de notoriété. Les publications de la marque, reprises par les collaborateurs, ont une augmentation de +14% de visibilité. Et fait ainsi croître la crédibilité.

Ne pas s’y méprendre : la formation des individus, sans une solide stratégie de communication externe, alignée avec la communication interne, ne donnera aucun écho positif.

Car chaque collaborateur est un vecteur d’information : récepteur et émetteur. Chaque entreprise est un média &  doit fournir du contenu adéquat. Ces deux entités, cumulant leurs compétences de connectivité, enrichiront et apporteront une grande valeur ajoutée.

Ensuite, ne tombons pas dans cette autre injonction : « le collaborateur doit devenir un ambassadeur ! »

Digital : Et les femmes ?!

Depuis cette journée des Droits de la femme, on peut constater avec plaisir, que les informations et les actions ne s’arrêtent pas au 8 mars !

Dans le cadre de la Délégation lyonnaise Femme du Numérique pour le Syntec,
sur la recommandation de Karine Dognin Sauze VP Numérique & Innovation du Grand Lyon, l’école Digital Campus m’a sollicitée pour réaliser une conférence sur le thème des « Femmes et digital ».

Voici en substance les éléments de cette intervention:
« Les perspectives de l’emploi dans le digital et la place des femmes »

Après quelques rappels et état des lieux et les chiffres -trop bas, de la représentation des femmes dans le secteur numérique : puisque jeunes femmes, elles représentent 46% des bacs S, mais se retrouvent seulement 8% à 17% des effectifs des écoles d’ingénieurs, puis 27,2 % de femmes dans le secteur numérique du travail. Nous avons abordé les points qui freinent les femmes pour s’engager:

Stéréotypes persistants, environnement familial  -le rôle du père également, éducation, méconnaissance des orienteurs scolaires, puis le soutien nécessaire qui devrait être porté par les dirigeants et les recruteurs.

A mettre en avant : les postes de cadres sont facilement attribués aux femmes – même si ce n’est pas l’objectif des jeunes, cf l’Etude OPIIEC de mars 2016 : http://www.femmesdunumerique.com/actualites/secteur-numerique-ou-sont-les-femmes -, et il y a peu d’écart de rémunération entre les genres.

Femme dgital

Une anecdote récente et sidérante pour apporter des frissons dans cet article 😉
Sur les compétences mesurées des femmes développeurs, qui ne sont que 10%  à exercer cette activité : Les modifications de code proposées par des femmes plus souvent acceptées que celles des hommes.. tant que le genre du développeur n’est pas révélé.
Soit un taux d’acceptation de 78,6% chez les femmes, contre 74,6% chez les hommes. A méditer.

Autre information à belle valeur ajoutée : les femmes lancent 37% des sites e-commerces !

Plus largement, voici des éléments de performance inhérents à l’intégration du numérique en entreprise :

Le numérique qui contribue à hauteur de 5,5% du PIB français en 2014, (10% en UK, avec un taux de croissance plus rapide). « Le potentiel de croissance des entreprises françaises qui accélèrent leur transformation numérique est de plus de 100 milliards d’euros de PIB » : Affirme Sundar Pichai, le CEO de Google.

Ainsi que la nécessité d’intégrer les femmes dans les boards, qui permettaient d’augmenter la croissance économique. Exemple : Sur les 100 marques les plus prestigieuses du monde, les entreprises dirigées avec des femmes au board ont connu une croissance de 66%  (depuis 2010). Les équipes mixtes ont de résultats de croissance supérieurs aux autres équipes. Des aspects positifs et constructifs, très vendeurs !

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Un entrepreneur du numérique éclairé et sensible sur ces sujets de diversité, m’a rappelé cette expérience intéressante menée en Norvège, enquête menée auprès de différents experts,  que je vous laisse découvrir : https://www.youtube.com/watch?v=hQYiub1hkSw
Le genre est il culturel ou biologique ?

Nuançons , et surtout,

ouvrons nos esprits à toutes les possibilités !

Vous trouverez la vidéo de cette soirée, les points majeurs, ICI ! https://vimeo.com/163792921

 

 

Les accélérateurs de start-up français, booster en diable !

(Reprise augmentée, de mon billet, réalisé à la demande des Echos Business, et publié le 7 mars.)
Aux Etats-Unis, il se crée un accélérateur par jour, affirme David Cohen, fondateur de Techstars. Leur nombre exact, en France, est impossible à quantifier. Pourtant, son rôle est clef pour qu’une start-up puisse parvenir rapidement à réaliser son modèle économique. L’accélérateur est une structure d’accompagnement, l’étape cruciale permettant la croissance de ces projets à fort potentiel, en s’appuyant sur un programme défini. La start-up doit parvenir à réaliser son modèle économique, accéder au time to market. 

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Depuis la création de la Cantine en 2008, ils émergent en France et le mouvement s’amplifie. L’offre, très généraliste et diffuse, se découpe selon trois modèles :

  • corporate lorsqu’ils sont lancés par de grands groupes (Start’inPost, Microsoft Ventures, SNCF…),
  • privé comme 50 Partners, Axeleo, TheFamily, Numa, La Halle Freyssinet en 2017,
  • et associatif : Boost in Lyon, Euratechnologies à Lille.

Plus récemment, un autre format est apparu à Grenoble avec le Startup Maker. Cet accélérateur, qui s’appuie sur la méthode lean pour industrialiser la création de jeunes pousses, est impressionnant d’efficacité.

A l’étranger, hormis les US, à Hong Kong, le 5ème écosystème au monde a été construit par une communauté de passionnés. A Singapour, le mode opératoire diffère, géré par le gouvernement. Israël est dans la course, avec cinquante accélérateurs à son actif.

Ces modèles sont essentiels pour sortir du discours encore trop répandu chez les entrepreneurs, qui ne basent leur développement que sur une idée, même formidable, sans faire une priorité de sa conversion en un produit ou un service commercialisable.

Et de son côté, en recherche de financement, le fondateur de Findbrok, réseau social financier, n’a obtenu que des fins de non recevoir, par manque de capacité. « Après réflexion, nous avons décidé de ne pas aller plus loin malgré l’intérêt que nous reconnaissons au projet.Pour être francs, nous ne nous sentons pas très à ‘aise sur un projet aussi ambitieux, dont l’équipe est répartie sur plusieurs continents et qui exige pas mal de capitaux…/..  » Guillaume Rovere a ensuite reçu des mails d’investisseurs à Londres lui proposant des rencontres. Ils l’accompagnent depuis dans son développement.

 
Rappelons une nouvelle fois que l’investisseur n’est pas le client ! Et que seules 4 % des jeunes entreprises accompagnées ont généré un retour sur investissement (*).
« L’accélérateur n’est qu’un maillon de la chaîne, une pyramide dont on ne voit que la large base, là où le taux de casse est le plus élevé », modère Christophe Raynaud d’Isai.
Au regard des multiples implantations françaises, on considère que le maillage géographique est bien établi. Pourtant, l’offre doit encore se positionner pour devenir une véritable force de frappe, et porter nos start-up à l’international.

 

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Pour toutes les interviews réalisées, et le temps qu’ils m’ont consacré,
je remercie Eric Burdier d’Axéléo, Guillaume Rovere pour sa transparence, Carole Granade de Boost in Lyon, Hugues Hansen de Start in Post, Adrien Rougier de 50 Partners ,
Et.. Xavier Niel qui a gentiment répondu à mon mail !

Le Meetic des compétences ! DSI vs marketing et communication

Les éditeurs de logiciels cartonnent en France, leur chiffre d’affaires a progressé de 17% entre 2013 et 2014, atteignant 10,5 milliards d’euros. D’ici à dix ans, l’activité des fabricants de logiciels devrait être multipliée par dix. Ce secteur ne connaît pas la crise! Les outils sont bien développés, et aboutis. Il incombe aux DSI la responsabilité de faire tourner les systèmes et l’infrastructure existante.

Les entreprises françaises s’équipent, investissent, mais ensuite, l’adoption de l’usage est en berne. Pourquoi?

Prenons par exemple le sujet des RSE -les réseaux sociaux d’entreprise. Quelle finalité ? Partager l’information, décloisonner, gagner du temps par l’accessibilité aux différents services, former une communauté, stimuler l’engagement. Rappelons que dans les pays industrialisés, l’engagement des collaborateurs plafonne à 19%.

Les produits ne sont donc pas à remettre en cause, techniquement ils fonctionnent.

Mais du côté des utilisateurs, signalons plusieurs freins bloquants.

  • La peur du changement causée par un nouvel outil à maîtriser, dans des process déjà établis et connus, mais rigidifiés par le temps.
  • «La connaissance c’est le pouvoir « : un paradigme qui perdure. Et la crainte inhérente de la potentielle perte de pouvoir en partageant ses informations. Une vision de ce que l’on perd, sur un temps de travail déjà bien chargé, et en conséquence: « Qu’est ce que j’y gagne? »
  • Une boîte à outils creuse ou à l’inverse, trop fournie. Et illisible.

Le fait est que la réalisation de ces investissements en équipements, ne garantit pas leur adoption.

Tournons-nous auprès du management :

  • L’ implication personnelle est incontournable, tout au moins la compréhension des fonctionnalités d’un outil informatique.
  • En voulant faire respecter les procédures à la lettre, on sclérose aussi l’autonomie qui devrait pourtant découler de l’usage.
  • Absence d’investissement dans la formation. Puis de l’accompagnement, du suivi, tellement nécessaire pour l’adoption de toute innovation.
  • Et en dernier ressort, les aspects de sécurité : la réflexion sur la sécurité des données, doit se mener en amont, et aboutir à un consensus entre le partage des infos et la confidentialité requise.

Qu’en déduire? Il en résulte un manque flagrant d’information, d’acculturation, qui feront le lien entre les outils et leurs utilisateurs.

DS

 

Ne le nions pas : Les services informatique et marketing ont toujours été considérés comme opposés.Selon une étude du cabinet 451 Research, et l’enquête menée auprès de 200 responsables, la déconnexion entre les directions informatiques et métiers semble être la cause du manque de performance par la non circulation des infos.

Et permet à d’aucuns d’affirmer la nécessité de la fonction du CDO, qui tel un chef d’orchestre permettrait la jonction et les échanges entre les métiers, dans l’objectif d’utiliser enfin toute la valeur de chacun.

En amont de mise en place d’outil informatique, que ce soit interne ou externe, il faudrait communiquer sur le «pourquoi» et permettre la réflexion.

La cible finale de toute entreprise BtoB ou BtoC, n’est elle pas le client ? La marque, l’entreprise, doit proposer une expérience utilisateur qualifiée. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Cf les chiffres du billet «le marketing digital, réinventé».
Ce consommateur de plus en plus exigeant, ne souhaite pas attendre plusieurs secondes sur son smartphone ou son PC, lorsqu’il est en contact avec votre marque. Il désire qu’on le reconnaisse, à travers tous les canaux qu’il utilisera.
Toute expérience négative marque encore plus durablement qu’une positive. En tant que client, on revendique que la relation connectée ne soit pas entachée par un problème technique, redhibitoire. Mais aussi par une mauvaise manière de l’aborder, ou de ne pas le solliciter en cas d’abandon de panier dans ses achats on-line, par exemple.

L’approche la plus efficace pour coller à la réalité commerciale connectée d’aujourd’hui, doit intégrer la complémentarité entre les métiers.
Ce sont la collaboration et les échanges transverses, entre les compétences technologiques -data récoltées sur le parcours utilisateur – avec les commerciales, observées et vécues sur le terrain, jusqu’au marketing et à la communication, qui permettront d’aboutir à des produits et des services adéquats, affinés. Pour enfin acquérir cette agilité, précieuse.Et inciter à la co-création.

Le chaînon manquant, vous l’aurez compris, est culturel ! C’est un point qui nécessite du temps, de l’attention. De l’observation et des réajustements. Et que l’entreprise peut difficilement quantifier à court terme, ce qui explique aussi la réticence à s’y atteler.

mariage

Plutôt qu’entretenir des luttes infructueuses, chaque métier dans son pré carré,
les échanges et l’harmonie doivent prévaloir.

Alors, on les marie?!

 

Le marketing, réinventé !

Par le digital, inévitablement.

C’était le thème du Symposium annuel d’Adobe,
où j’intervenais pour le VIP Track, le 3 novembre dernier.

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes,ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Charles Darwin

Il suffit simplement de s’adapter, aller dans le sens de l’évolution, dont on peut situer un départ grand public en 1994, lorsque les premiers fournisseurs d’accès à Internet sont apparus en France.
Il y a 20 ans.

Le numérique, le digital, (ma version sur l’utilisation de ces deux mots ci-dessous) est LE moyen de communication qui se développe, allant jusqu’à modifier nos usages.

Intégrer le numérique, le digital est une nécessité pour l’entreprise. Pourquoi ? Parce que cela apporte des gains, mesurables.
+40% d’augmentation potentielle brute du résultat pour celle qui réussit sa mutation numérique. – 20% pour celle qui n’y parviendrait pas.

Il faut faire face à cette digitalisation croissante, car elle implique des enjeux :

  • De compétitivité : liée à ces nouveaux modes de consommation
  • De performance :  on optimise par la communication entre services
  • D’attractivité : cela permet de gagner du temps par rapport à la concurrence
  • De tirer parti des nouvelles technologies : Cloud, Lifi , IOT, etc.. Constat : Près de 35 millions de consommateurs achètent en ligne, et Amazon est le site e-commerce n°1 en France, avec plus de 16 millions de visites/mois.

Les consommateurs utilisent à + de 17%  les réseaux sociaux pour communiquer, mais … le niveau des budgets dédiés par les entreprises au social media est insignifiant !

Six internautes français sur dix font des achats en ligne car il y trouve toutes ses informations. De son PC, de son smartphone, de sa tablette. S’instaure alors un marketing de la relation , qui démarre en amont de la vente et se poursuit bien après.

L’internaute commence à surfer dans les 15 minutes qui suivent son réveil. Moins ? Vous utilisez votre téléphone comme réveil matin !

Comment répondre à sa requête le matin, le solliciter durant le déjeuner, le retrouver dans l’après-midi ou durant son trajet de retour ?

métro mobile

Avec l’opportunité de le retenir durant la soirée, entre la télévision et sa tablette !  Pour cibler votre internaute, il y a des canaux plus performants que les autres,  selon les heures. Le saviez-vous ?

Il s’agit d’investir les territoires du client dans le temps,  la durée,  et sur ses différents supports. La personnalisation est une des clés.

Mais seulement 11 % des entreprises vendent en ligne ! Et 62% des marques possèdent une application … mais elles ne sont que 29% à envoyer des notifications push.
Un bel exemple de performance : celui de la Société Générale, qui propose grâce à son application d’effectuer des virement par SMS,  et répond sur Twitter dans les 30 minutes, en cas de questionnement.

sms société gale
L’expérience client doit passer avant tout,  et le digital permet de créer ces nouvelles expériences.
Ca implique de fournir de la valeur où, quand et comme, le client en a besoin. Les clients attendent que la marque sache tout de leurs interactions précédentes, sur l’ensemble des canaux.

La marque n’est dès lors plus transactionnelle, elle est devenue conversationnelle, relationnelle. Cela suppose de produire sa propre information, de devenir son propre média.
Et ça, c’est une bonne réponse à la montée des Ad Blocks !

Mais le digital est aussi un superbe outil de cohésion interne. En France, le taux de plein engagement des collaborateurs, comme dans la plupart des pays industrialisés, est de 19% (StandOut Global Engagement Index -GEI)
Les entreprises sont souvent en retard dans leurs usages numériques par rapport aux employés et aux consommateurs.

Impliquer, former les collaborateurs à cette transformation numérique, est un levier pour l’adhésion collaborative.

Plus les salariés d’une entreprise sont engagés, plus les consommateurs de la marque seront fidèles.

N’est-ce pas là un objectif intéressant ? 

(* ) Lorsque je parle de communication, de culture, de ressources, qui concernent l’humain, j’emploie le mot « digital ». Lorsque je veux renforcer l’aspect technologique, l’équipement, j’utilise le mot numérique 😉
Et vous ?

 

 

 

Un pas en avant.. deux en arrière ? Les entreprises face à l’évolution numérique.

Ce qui nous rassemble, c’est la connexion établie en amont via Twitter ou LinkedIn. Sommes-nous représentatifs de la société française ? Nous créons des communautés parallèles et complémentaires, à notre vie professionnelle, initiées par des centres d’intérêts convergents. Nous devenons peu à peu connectés, coutumiers, habitués aux usages, aux codes du digital, par l’usage des réseaux mais par toutes les informations publiées qui nous apportent des connaissances.
Les Français sont généralement voraces du web! Ils surfent et consultent les sites et les réseaux avant de réaliser un achat, c’est un fait.
Et sur ces mêmes réseaux, Twitter en particulier, nous évoquons depuis quelques années la révolution numérique.
Abondance d’articles, de livres, d’études et analyses sur le sujet par des experts, et pouvons-nous affirmer,  des visionnaires, en regard de la lenteur que prennent leurs idées et leurs réflexions à opérer sur le terrain!
Oui, car l’ intégration numérique, bien que nous en fassions des gorges chaudes, est loin d’être une réalité.
Las, ce blogueur analysant le sujet depuis 5 ans, lâche l’affaire et stoppe la diffusion de ses billets devant tant de léthargie dans le monde entreprenarial.
Aujourd’hui, enfin, de la part des dirigeants et chefs d’entreprises, une posture, une curiosité de plus en plus manifeste, car preuve est faite de l’impact et de l’engouement pour les réseaux sociaux, internationalement.
So what ?
En ce qui concerne les dirigeants de la majorité des ETI et PME françaises, nul plan d’action, encore moins de vision. N’ont -ils que faire d’investir les territoires de leur communauté de clients ?
Impossible de prendre les rênes à leur place, car sans leur implication et leurs prises de décision, pas de stratégie ni de budget.
La réalité ? Une ou deux formations ponctuelles sur les réseaux sociaux, sont éventuellement effectuées dans les entreprises. Ni suivi ni accompagnement ensuite, alors que l’on sait bien que la culture interne, l’implication des collaborateurs,  est le principal facteur de réussite de cette intégration numérique.
En ce qui concerne la com digitale , des stagiaires par ici, du bricolage par là, par un employé qui le fait à ses heures perdues (et non valorisé).
Cela suffit aux dirigeants à affirmer « oui, nous avons intégré le numérique dans notre entreprise ».
Cf étude CCI Lyon : http://www.lyon.cci.fr/upload/docs/application/pdf/2015-09/etude_-_pratiques_et_usages_du_numerique_pme_tpe-septembre2015.pdf

Ces entreprises disposent de sites web, à 90%, d’accord, mais les demandes des internautes sur les pages FaceBook restent sans réponse à 91 %.
Cette information, tout aussi ahurissante : « 2/5 des PME et TPE se considèrent en avance sur certains domaines du numérique ou même très en avance » (sic!).
Un sacré gap entre les paroles et les actions à plus long terme, le temps nécessaire de cette métamorphose culturelle et sociale, pour infuser ce digital.

Les dirigeants du middle-management s’interrogent et ont, la plupart du temps conscience des enjeux, sont par ailleurs très internautes, utilisateurs de smartphone, d’applis, de réseaux sociaux, de géolocalisation, surfent sur les sites avant d’exécuter un achat personnel ou familial. Mais, je le constate régulièrement, si hélas! ils n’ont pas la possibilité de débloquer des budgets et de prendre les décisions finales,  ils sont pourtant de réels vecteurs d’information et de  décision pour lancer des actions courtes d’intégration digitale. Tout en ayant un regard adapté à leur structure, complet, et réaliste, sur les moyens d’infiltrer  cette culture en interne.
Par le biais de l’étude réalisée par Les Echos et Gilles Babinet auprès des entreprises du Cac40, (le baromètre aurait-il si peu de matière pour pouvoir analyser le niveau des Eti et Pme ?) tout un chacun a la possibilité de découvrir, par secteur d’activité, ce qui a été initié pour une obtenir une symétrie des attentions, entre l’usage du numérique en interne, et celui de leurs clients.
Je le répète, la finalité est d’investir absolument les territoires du client. Il ne sera pas possible,lang_russian

de continuer à parler russe

chinoispour des clients chinois.