Le Meetic des compétences ! DSI vs marketing et communication

Les éditeurs de logiciels cartonnent en France, leur chiffre d’affaires a progressé de 17% entre 2013 et 2014, atteignant 10,5 milliards d’euros. D’ici à dix ans, l’activité des fabricants de logiciels devrait être multipliée par dix. Ce secteur ne connaît pas la crise! Les outils sont bien développés, et aboutis. Il incombe aux DSI la responsabilité de faire tourner les systèmes et l’infrastructure existante.

Les entreprises françaises s’équipent, investissent, mais ensuite, l’adoption de l’usage est en berne. Pourquoi?

Prenons par exemple le sujet des RSE -les réseaux sociaux d’entreprise. Quelle finalité ? Partager l’information, décloisonner, gagner du temps par l’accessibilité aux différents services, former une communauté, stimuler l’engagement. Rappelons que dans les pays industrialisés, l’engagement des collaborateurs plafonne à 19%.

Les produits ne sont donc pas à remettre en cause, techniquement ils fonctionnent.

Mais du côté des utilisateurs, signalons plusieurs freins bloquants.

  • La peur du changement causée par un nouvel outil à maîtriser, dans des process déjà établis et connus, mais rigidifiés par le temps.
  • «La connaissance c’est le pouvoir « : un paradigme qui perdure. Et la crainte inhérente de la potentielle perte de pouvoir en partageant ses informations. Une vision de ce que l’on perd, sur un temps de travail déjà bien chargé, et en conséquence: « Qu’est ce que j’y gagne? »
  • Une boîte à outils creuse ou à l’inverse, trop fournie. Et illisible.

Le fait est que la réalisation de ces investissements en équipements, ne garantit pas leur adoption.

Tournons-nous auprès du management :

  • L’ implication personnelle est incontournable, tout au moins la compréhension des fonctionnalités d’un outil informatique.
  • En voulant faire respecter les procédures à la lettre, on sclérose aussi l’autonomie qui devrait pourtant découler de l’usage.
  • Absence d’investissement dans la formation. Puis de l’accompagnement, du suivi, tellement nécessaire pour l’adoption de toute innovation.
  • Et en dernier ressort, les aspects de sécurité : la réflexion sur la sécurité des données, doit se mener en amont, et aboutir à un consensus entre le partage des infos et la confidentialité requise.

Qu’en déduire? Il en résulte un manque flagrant d’information, d’acculturation, qui feront le lien entre les outils et leurs utilisateurs.

DS

 

Ne le nions pas : Les services informatique et marketing ont toujours été considérés comme opposés.Selon une étude du cabinet 451 Research, et l’enquête menée auprès de 200 responsables, la déconnexion entre les directions informatiques et métiers semble être la cause du manque de performance par la non circulation des infos.

Et permet à d’aucuns d’affirmer la nécessité de la fonction du CDO, qui tel un chef d’orchestre permettrait la jonction et les échanges entre les métiers, dans l’objectif d’utiliser enfin toute la valeur de chacun.

En amont de mise en place d’outil informatique, que ce soit interne ou externe, il faudrait communiquer sur le «pourquoi» et permettre la réflexion.

La cible finale de toute entreprise BtoB ou BtoC, n’est elle pas le client ? La marque, l’entreprise, doit proposer une expérience utilisateur qualifiée. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Cf les chiffres du billet «le marketing digital, réinventé».
Ce consommateur de plus en plus exigeant, ne souhaite pas attendre plusieurs secondes sur son smartphone ou son PC, lorsqu’il est en contact avec votre marque. Il désire qu’on le reconnaisse, à travers tous les canaux qu’il utilisera.
Toute expérience négative marque encore plus durablement qu’une positive. En tant que client, on revendique que la relation connectée ne soit pas entachée par un problème technique, redhibitoire. Mais aussi par une mauvaise manière de l’aborder, ou de ne pas le solliciter en cas d’abandon de panier dans ses achats on-line, par exemple.

L’approche la plus efficace pour coller à la réalité commerciale connectée d’aujourd’hui, doit intégrer la complémentarité entre les métiers.
Ce sont la collaboration et les échanges transverses, entre les compétences technologiques -data récoltées sur le parcours utilisateur – avec les commerciales, observées et vécues sur le terrain, jusqu’au marketing et à la communication, qui permettront d’aboutir à des produits et des services adéquats, affinés. Pour enfin acquérir cette agilité, précieuse.Et inciter à la co-création.

Le chaînon manquant, vous l’aurez compris, est culturel ! C’est un point qui nécessite du temps, de l’attention. De l’observation et des réajustements. Et que l’entreprise peut difficilement quantifier à court terme, ce qui explique aussi la réticence à s’y atteler.

mariage

Plutôt qu’entretenir des luttes infructueuses, chaque métier dans son pré carré,
les échanges et l’harmonie doivent prévaloir.

Alors, on les marie?!

 

Le marketing, réinventé !

Par le digital, inévitablement.

C’était le thème du Symposium annuel d’Adobe,
où j’intervenais pour le VIP Track, le 3 novembre dernier.

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes,ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Charles Darwin

Il suffit simplement de s’adapter, aller dans le sens de l’évolution, dont on peut situer un départ grand public en 1994, lorsque les premiers fournisseurs d’accès à Internet sont apparus en France.
Il y a 20 ans.

Le numérique, le digital, (ma version sur l’utilisation de ces deux mots ci-dessous) est LE moyen de communication qui se développe, allant jusqu’à modifier nos usages.

Intégrer le numérique, le digital est une nécessité pour l’entreprise. Pourquoi ? Parce que cela apporte des gains, mesurables.
+40% d’augmentation potentielle brute du résultat pour celle qui réussit sa mutation numérique. – 20% pour celle qui n’y parviendrait pas.

Il faut faire face à cette digitalisation croissante, car elle implique des enjeux :

  • De compétitivité : liée à ces nouveaux modes de consommation
  • De performance :  on optimise par la communication entre services
  • D’attractivité : cela permet de gagner du temps par rapport à la concurrence
  • De tirer parti des nouvelles technologies : Cloud, Lifi , IOT, etc.. Constat : Près de 35 millions de consommateurs achètent en ligne, et Amazon est le site e-commerce n°1 en France, avec plus de 16 millions de visites/mois.

Les consommateurs utilisent à + de 17%  les réseaux sociaux pour communiquer, mais … le niveau des budgets dédiés par les entreprises au social media est insignifiant !

Six internautes français sur dix font des achats en ligne car il y trouve toutes ses informations. De son PC, de son smartphone, de sa tablette. S’instaure alors un marketing de la relation , qui démarre en amont de la vente et se poursuit bien après.

L’internaute commence à surfer dans les 15 minutes qui suivent son réveil. Moins ? Vous utilisez votre téléphone comme réveil matin !

Comment répondre à sa requête le matin, le solliciter durant le déjeuner, le retrouver dans l’après-midi ou durant son trajet de retour ?

métro mobile

Avec l’opportunité de le retenir durant la soirée, entre la télévision et sa tablette !  Pour cibler votre internaute, il y a des canaux plus performants que les autres,  selon les heures. Le saviez-vous ?

Il s’agit d’investir les territoires du client dans le temps,  la durée,  et sur ses différents supports. La personnalisation est une des clés.

Mais seulement 11 % des entreprises vendent en ligne ! Et 62% des marques possèdent une application … mais elles ne sont que 29% à envoyer des notifications push.
Un bel exemple de performance : celui de la Société Générale, qui propose grâce à son application d’effectuer des virement par SMS,  et répond sur Twitter dans les 30 minutes, en cas de questionnement.

sms société gale
L’expérience client doit passer avant tout,  et le digital permet de créer ces nouvelles expériences.
Ca implique de fournir de la valeur où, quand et comme, le client en a besoin. Les clients attendent que la marque sache tout de leurs interactions précédentes, sur l’ensemble des canaux.

La marque n’est dès lors plus transactionnelle, elle est devenue conversationnelle, relationnelle. Cela suppose de produire sa propre information, de devenir son propre média.
Et ça, c’est une bonne réponse à la montée des Ad Blocks !

Mais le digital est aussi un superbe outil de cohésion interne. En France, le taux de plein engagement des collaborateurs, comme dans la plupart des pays industrialisés, est de 19% (StandOut Global Engagement Index -GEI)
Les entreprises sont souvent en retard dans leurs usages numériques par rapport aux employés et aux consommateurs.

Impliquer, former les collaborateurs à cette transformation numérique, est un levier pour l’adhésion collaborative.

Plus les salariés d’une entreprise sont engagés, plus les consommateurs de la marque seront fidèles.

N’est-ce pas là un objectif intéressant ? 

(* ) Lorsque je parle de communication, de culture, de ressources, qui concernent l’humain, j’emploie le mot « digital ». Lorsque je veux renforcer l’aspect technologique, l’équipement, j’utilise le mot numérique 😉
Et vous ?

 

 

 

Un pas en avant.. deux en arrière ? Les entreprises face à l’évolution numérique.

Ce qui nous rassemble, c’est la connexion établie en amont via Twitter ou LinkedIn. Sommes-nous représentatifs de la société française ? Nous créons des communautés parallèles et complémentaires, à notre vie professionnelle, initiées par des centres d’intérêts convergents. Nous devenons peu à peu connectés, coutumiers, habitués aux usages, aux codes du digital, par l’usage des réseaux mais par toutes les informations publiées qui nous apportent des connaissances.
Les Français sont généralement voraces du web! Ils surfent et consultent les sites et les réseaux avant de réaliser un achat, c’est un fait.
Et sur ces mêmes réseaux, Twitter en particulier, nous évoquons depuis quelques années la révolution numérique.
Abondance d’articles, de livres, d’études et analyses sur le sujet par des experts, et pouvons-nous affirmer,  des visionnaires, en regard de la lenteur que prennent leurs idées et leurs réflexions à opérer sur le terrain!
Oui, car l’ intégration numérique, bien que nous en fassions des gorges chaudes, est loin d’être une réalité.
Las, ce blogueur analysant le sujet depuis 5 ans, lâche l’affaire et stoppe la diffusion de ses billets devant tant de léthargie dans le monde entreprenarial.
Aujourd’hui, enfin, de la part des dirigeants et chefs d’entreprises, une posture, une curiosité de plus en plus manifeste, car preuve est faite de l’impact et de l’engouement pour les réseaux sociaux, internationalement.
So what ?
En ce qui concerne les dirigeants de la majorité des ETI et PME françaises, nul plan d’action, encore moins de vision. N’ont -ils que faire d’investir les territoires de leur communauté de clients ?
Impossible de prendre les rênes à leur place, car sans leur implication et leurs prises de décision, pas de stratégie ni de budget.
La réalité ? Une ou deux formations ponctuelles sur les réseaux sociaux, sont éventuellement effectuées dans les entreprises. Ni suivi ni accompagnement ensuite, alors que l’on sait bien que la culture interne, l’implication des collaborateurs,  est le principal facteur de réussite de cette intégration numérique.
En ce qui concerne la com digitale , des stagiaires par ici, du bricolage par là, par un employé qui le fait à ses heures perdues (et non valorisé).
Cela suffit aux dirigeants à affirmer « oui, nous avons intégré le numérique dans notre entreprise ».
Cf étude CCI Lyon : http://www.lyon.cci.fr/upload/docs/application/pdf/2015-09/etude_-_pratiques_et_usages_du_numerique_pme_tpe-septembre2015.pdf

Ces entreprises disposent de sites web, à 90%, d’accord, mais les demandes des internautes sur les pages FaceBook restent sans réponse à 91 %.
Cette information, tout aussi ahurissante : « 2/5 des PME et TPE se considèrent en avance sur certains domaines du numérique ou même très en avance » (sic!).
Un sacré gap entre les paroles et les actions à plus long terme, le temps nécessaire de cette métamorphose culturelle et sociale, pour infuser ce digital.

Les dirigeants du middle-management s’interrogent et ont, la plupart du temps conscience des enjeux, sont par ailleurs très internautes, utilisateurs de smartphone, d’applis, de réseaux sociaux, de géolocalisation, surfent sur les sites avant d’exécuter un achat personnel ou familial. Mais, je le constate régulièrement, si hélas! ils n’ont pas la possibilité de débloquer des budgets et de prendre les décisions finales,  ils sont pourtant de réels vecteurs d’information et de  décision pour lancer des actions courtes d’intégration digitale. Tout en ayant un regard adapté à leur structure, complet, et réaliste, sur les moyens d’infiltrer  cette culture en interne.
Par le biais de l’étude réalisée par Les Echos et Gilles Babinet auprès des entreprises du Cac40, (le baromètre aurait-il si peu de matière pour pouvoir analyser le niveau des Eti et Pme ?) tout un chacun a la possibilité de découvrir, par secteur d’activité, ce qui a été initié pour une obtenir une symétrie des attentions, entre l’usage du numérique en interne, et celui de leurs clients.
Je le répète, la finalité est d’investir absolument les territoires du client. Il ne sera pas possible,lang_russian

de continuer à parler russe

chinoispour des clients chinois.

Un tour à l’Université d’été du Medef

Une transition avant la rentrée, à l’Université d’été du Medef, dans la campagne jovacienne, très humide cette année.. Des débats, des entrepreneurs, sur scène et dans l’auditoire, qui nous glissent des vacances au monde économique, dans une ambiance bon enfant.
Cette année, focus sur les jeunes, la diversité ! Thématique un peu cliché dans les faits, où la présence d’un étudiant ornait ici et là les tables rondes. Peu nombreux, pas assez représentatifs.

Mention particulière pour la plénière revigorante de Matthew Hancock, Ministre de la réforme de l’Etat en Grande Bretagne. On peut avancer que les réglementations de territoires peuvent difficilement appliquer les critères de comparaison similaires, certes. Mais lorsque le Ministre britannique explique que la volonté depuis 2010 était de réduire le chômage des jeunes, 3 millions d’emplois ont été crées depuis par les entreprises.
Idem pour la dépense publique qui s’élevait à 46%, parvenue à 40% aujourd’hui, et dont l’objectif est de 36% pour 2020.

Pour les détails, son discours ici : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/edition-speciale-universite-d-ete-du-medef-discours-de-matthew-hancock-2708-616813.html

Emmanuel Macron, à défaut d’éléments concrets se devait d’être dans une veine offensive ! Voire séductrice, comme l’avait justement constaté Philippe Bilger en mars 2015.  Macron vous avez l'amour, voici les preuves
« Vous avez l’amour.. Et vous avez les preuves d’amour » déclare t’il.  😉

L’accueil des quarante cinq jeunes médaillés du Comité Français des Olympiades des Métiers, ou « Worldskills », plus sexy, a également soulevé l’enthousiasme. Une mise en valeur des métiers à travers une compétition mondiale, soutenue par Florence Poivey, femme engagée, et formidable dans l’entraînement de ses équipes!

Quelques débats comme  » ultrabranchés! »  avec Laurent Solly de Face Book France, Nick Leeder Google France, Solly et Leeder FB Google sept 2015 et Ludovic le Moan de la société Sigfox, étaient parfaitement dans l’actu, pas suffisamment développé, avec un auditoire peu réactif, ou peu concerné ?

Le grand sujet : « Jeune mode d’emploi », brillamment soutenu par les études et les chiffres affûtés de l’Institut Montaigne  expliqués par l’excellent Laurent Bigorgne. Les encouragements de Najoua Arduini Elatfani, Présidente du Club du xxi ème Siècle, sur les apports et les bénéfices de la diversité professionnelle, convaincante. Adjoint du discours établi du Président du Sénat Gérard Larcher, histoire de créer le contraste ?!

On s’interroge : ces multiples injonctions au changement, à l’innovation, l’intégration des outils et de la culture numérique, et puisque le terreau économique est là, les décideurs rassemblés sous ces chapiteaux et ces amphis, quand se verront-elles leur réalisation?

Le Medef devrait-il se faire uberiser ?

Vos prochains services ? Ils germent dans la connectivité !

Cette vague numérique, quotidiennement évoquée dans les médias, matérialisée par des actions gouvernementales, grâce aux lois des ministres Axelle Lemaire et Emmanuel Macron, n’évitera pas les entreprises !

Vous les voyez, ces haschtags sur les écrans télévisés, ce jargon sémantique, qui fleurissent dans les médias, ces propositions de nouveaux modes de paiement, qui envahissent les points de vente ..Oui, tout cela bruisse, vibre, de digital, de numérique !

En ce qui concerne les GAFA, ces sociétés natives du numérique n’ont rien à apprendre de la nouvelle économie. Leurs offres sont inhérentes à l’utilisation d’Internet, avec une croissance, en conséquence, exponentielle.

Pour la plupart des grands groupes, du Cac 40 entre autres, ceux-ci ont réalisé les enjeux majeurs. Ils réagissent alors pour revoir l’ensemble de leurs organisations afin d’adapter, ou plutôt, d’imaginer, de nouveaux produits, ce qui serait plus exact. Et les autres ?

Je me refuse à dramatiser la situation en émettant des jugements manichéens sur des entreprises , qui fournissent moult emplois, produisent, alimentent l’économie. Et par ailleurs, il est impossible de remettre à plat les gammes de produits, les fonctionnements internes, etc.. sur un coup de tête. Imprudent pourtant d’attendre la tempête, car le vent souffle déjà de toutes parts !

Au travers de ma veille quotidienne sur les réseaux sociaux, avec mes missions successives en stratégie pour des domaines d’activité et des structures très variées, mon constat révèle que tout un chacun a, selon une multitude de paramètres, des nécessités spécifiques. produits

Et donc, une emprise du numérique, une utilisation, inhérentes à ses caractéristiques, ses différentes composantes, taille, services, produits, équipes, localisation etc.. qu’il faut respecter et intégrer. Ainsi, peu de modèles ou de produits numériques sont duplicables.

En revanche, il est intéressant d’observer la créativité que la connectivité engendre, par les échanges avec les communautés de consommateurs sur les réseaux sociaux, la prise de conscience de ces modes de communication, et ceux pratiqués en interne.

Pour le secteur des médias télévisés : interpellés par l’activité grandissante des téléspectateurs sur Internet, les émissions de télévision se sont heureusement adaptées à temps : La première réaction des chaînes TV a été d’aborder les réseaux comme espaces de promotion des programmes, et dont l’investissement était peu coûteux. Mais les limites ont été vite atteintes, et la réponse a été éditoriale : les rédactions ont alors investis les réseaux, en les abordant comme une antenne supplémentaire.

Ces médias traditionnels, émissions TV, radios, renvoient sur les comptes des réseaux sociaux et notamment Twitter, et ont su  – surtout par les émissions ciblées jeunes et musicales- lancer une passerelle, avec beaucoup de mobilité.

Citons aussi le rôle de l’incroyable Nikos Aliagas, grand internaute, dont la présence active sur Twitter, l’élève au rang des meilleurs RP de sa chaine et des médias, amplifiant l’audience de son émission. Nikos AliagasCe fameux mode conversationnel s’amplifie, et il est impossible aujourd’hui de réfléchir à un nouveau programme sans penser son dispositif « social », incontournable de débriefer le programme de la veille sans parler des réactions sur les réseaux. Il n’est plus rare, en régie, de voir des responsables de programmes passer la soirée avec un oeil sur le retour du direct, et un oeil sur leur timeline, guettant les détracteurs et les fans. (Antonio Grigolini)

Aujourd’hui, toute marque, toute entité, structure, individu, devient un média qui génère sa propre audience. La connexion permet un champ d’investigations, de possibilités, de créations de services, de produits, en direction de ses auditeurs, de ses consommateurs. C’est à chaque entreprise de faire émerger, avec des expertises appropriées, les projets les plus personnalisés et efficaces.

Soyez réceptifs. En intégrant peu à peu les outils numériques, en appréhendant les usages, les codes, des médias, des entreprises sur les réseaux sociaux, en observant cette société composée d’internautes, vous découvrirez -et bien au delà d’une bonne communication traditionnelle- un environnement propice à l’émergence de nouveaux produits, de communication, de diffusion, pour un meilleur service commercial.

boite-a-outilsDigitalisez-vous, et les bénéfices apparaîtront !

 

Disconnected people : les politiques français

ministresPathétique mais frappant, ce constat : nos élus sont déconnectés.

Déconnectés des réseaux sociaux, sur la forme, et en particulier sur le fond.

Seuls 24% des élus pensent réseaux sociaux pour la proximité avec les citoyens, préférant déléguer ou sous-traiter cette mission, -lorsque le service communication est existant. (Influencia http://tinyurl.com/pbl2t9t )

Ils sont bien plus préoccupés à diffuser, en communication descendante qui les met en avant (inaugurations, injonctions moralisatrices, name dropping avec des personnalités, critiques du camp adverse ..) que d’émettre des infos dédiées aux citoyens, ou tournées vers des sujets concrets de société.

« Matignon, aussi, se heurte au désintérêt des différents ministres. Sommés de rendre quelques propositions pour mettre un peu de connectivité à leur portefeuille, ces derniers traînent ostensiblement la patte – c’est un Jean-Marc Ayrault quasiment solitaire qui, en mars 2014, présente la stratégie numérique du gouvernement, dans un amphi tout aussi déserté.  » –  Le Nouvel Obs :  http://tinyurl.com/oo3n46a

Cela va jusqu’à poser un problème de constitutionnalité, lorsqu’un Député de Haute-Savoie, Lionel Tardy twitte en direct depuis des commissions parlementaires, normalement en huis clos, et se fait rappeler à l’ordre par le Président de l’Assemblée.
Pourtant, « La communication est une mission reconnue par les maires, même dans les plus petites collectivités. » (Enquête Occurrenc
e) http://tinyurl.com/nva9x3z

prises déconnecA l’instar des conseils municipaux, ou d’arrondissements, qui se tiennent au sein des municipalités avec les élus, en grande proximité avec le quotidien des habitants, permettant l’échange, le dialogue. Les moyens de communication, de transmission du numérique ne sont toujours pas intégrés, ni techniquement, ni culturellement.

Pourtant, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de démocratie participative.
Quelle dichotomie avec les usages des particuliers français ! A laquelle la plupart du monde politique oppose crainte, négligence, ou ironie.

Paradoxal pour cette « profession », censée représenter et parler au nom du peuple.. Et, bien au-delà de la mise en place d’un environnement relationnel, électoral, les enjeux sont également considérables sur ces sujets :

* protection des données personnelles * cybersécurité * protection de la liberté d’expression, neutralité du Net , etc..  évoqués dans le rapport « Ambition Numérique » remis par Benoît Thieulin le 18 juin.

C’est à l’ouverture des Journées Numériques du Medef le 10 juin dernier, que j’ai trouvé un peu d’air… une inspiration, en la personne d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique.

En effet, rare parmi les membres du gouvernement, elle assure une présence continue, active, sur son profil Twitter, et témoigne de sa modernité, en cohérence avec notre environnement. Information sur ses réunions de travail, son calendrier, échanges avec les acteurs du numérique, elle encourage les initiatives, remercie, partage aussi parfois ses coups de coeurs musicaux. Chaque jour, elle tisse un lien authentique avec ses followers, sans snobisme de sélection intempestive.

Elle prouve là son implication, dans sa fonction, où la proximité et la réactivité sont inhérentes à son ministère.

C’est tout en maîtrise du sujet qu’elle mène ses actions sur le terrain, comme sur la stratégie numérique pour la jeunesse: « Cette jeunesse sait que le numérique permet de tirer le tapis sous les pieds de celles et ceux des systèmes qui sont installés : les entreprises, les médias, les maîtres à penser ou à décider », dit-elle.

Et lorsqu’elle joute amicalement avec Benoît Thieulin, nous avons enfin une vision différente de notre monde politique :  Très loin de la langue de bois de nos hommes politiques traditionnels, voire old school.
Las, des paroles creuses, des effets rhétoriques, de grandes annonces ! Axelle Lemaire a
tout simplement répondu à l’interrogation de Benoît Thieulin par un Tweet, le 10 Juin :
« B. @thieulin @CNNum : Mais bien sûr, je parle du Cnum 9 x sur 10 pour souligner le superbe travail fourni et remercier ses membres »  @axellelemaire via @LUsineDigitale

Bien au-delà d’une stratégie, c’est clairement, et depuis le début de son mandat, un atout, et des capacités relationnelles évidentes, qui lui apportent cette communauté forte, et soutenante.

Elle pense, elle le communique, elle agit. En grande maîtrise des compétences nécessaires aujourd’hui, le bien communiquer, le partage.

Heureusement, certains autres politiques ont naturellement investi ces réseaux avec authenticité, citons entre autres @AnneHidalgo, @laurentWauquiez parfois, et certains des plus jeunes élus locaux.

Et cette interrogation de Michel Serres « Avons-nous vraiment besoin d’un gouvernement ? » tout au long des pages du « Gaucher boiteux. Figures de la pensée » (éd. Le Pommier), en regard à l’abdication des électeurs devant les urnes, j’ai pourtant envie d’imaginer que la nouvelle garde se trouve là, qui mouille sa chemise, prenant le « risque » des échanges, des altercations, de la relation humaine, en somme.

Pour retrouver sa souveraineté, le politique ne pourra négliger plus longtemps ces vecteurs puissants de communication,
souffrez-le 🙂

French President Francois Hollande delivers his New Year's wishes during a pre-recorded address to the nation at the Elysee Palace in Paris on December 31, 2014.  AFP PHOTO / POOL / IAN LANGSDON
François Hollande et son grand Ipad 😉

 

 

 

 

Du hackathon à la disruption

Voilà un mot barbare, qui claque, évoque tout à la fois les hackers, Akhénaton, marathon, téléthon.. ! Il interpelle dans sa résonance, mais encore plus dans son accomplissement. A l’origine, l’élaboration d’un événement qui se déroule en vase clos sur 2 ou 3 jours -et nuits, réunissant des développeurs informatiques, travaillant la conception d’applications dédiées aux smartphones. Vous approchez de la bonne équation ? L’association de 2 mots : hacker + marathon 🙂 Il y a un an, j’ai eu la chance d’être invitée par @LaurenceKerjean, au hackathon qu’elle organisait pour l’un des pôles de L’Oréal, division produits de coiffure. A l’Ecole 42 ! Je parlerai plus tard de ce concept de l’Ecole 42 lancé par Xavier Niel, du kiff qui m’a alors terrassée. Cette ruche de jeunes, mêlant les équipes de l’Oréal, du monde entier -il y avait à ce moment là un meeting international qui se déroulait à Paris- et les étudiants développeurs de l’Ecole 42, cogitaient dans une ambiance joyeuse mais super concentrée. http://www.programmez.com/actualites/loreal-hack-dEcole 42ay-le-premier-hackathon-sur-le-theme-de-la-coiffure-20345

A l’issue des 2 jours, 3 projets ont été sélectionnés, et le meilleur incubé pour se développer durant un mois chez L’Oréal.

Un moment décoiffant ! 😉Ecole 42 L Kerjean Laurence Kerjean, en plein ITW ! En savoir plus sur , vainqueurs du  

La semaine dernière, c’est à Ecully (Site de Valpré, à côté de Lyon) que j’ai eu le plaisir de me rendre pour un speech que je devais faire pour la clôture. Wikimedia organisait son troisième hackathon européen, après Amsterdam et Zürich.  Wikimedia est un projet d’encyclopédie en ligne de Wikipédia, mais aussi de nombreux projets parallèles, tous développés grâce au logiciel MediaWiki. 20 nationalités représentées, pour coder sur 5 programmes Mobile Apps , Wikidata, MediaWikireleasing, Wikimedia Labs , Rest services. http://www.mediawiki.org/wiki/Wikimedia_Hackathon_2015

Hackathon

Une énergie fédérée, créative, pour des objectifs concrets, et dans un laps de temps concentré. Au-delà de la finalité première du hackathon : créer des applications pour améliorer les services clients, le format de l’événement, qui rapproche des collaborateurs internes à l’entreprise, à des professionnels de métiers de développement, ouvre à mon sens, à des perspectives plus larges. La capacité de l’agilité est un véritable défi pour les groupes de 1 000 personnes, 30 000 personnes… Alors, tout ce qui concourt à se frotter à d’autres modes de collaboration va dans le bon sens. Aujourd’hui, il faut expérimenter, et se réinventer, en un mot se remettre en question, par tous les moyens. On peut imaginer de multiples déclinaisons de ce principe de disruption interne.  Le hackathon bien préparé, bien mené, avec des objectifs précis, peut déployer de nouvelles forces, et un rayonnement, très fructueux ! DSC04363 r