Vous aimez les voyages, la liberté ? Alors ce n’est pas une destination de vacances à proprement parler, mais d’un voyage singulier, que je vous propose de faire.
Car, le Liberland, tel est le nom de ce pays, est un laboratoire fascinant. Pour expérimenter la démocratie directe, une économie libertarienne qui repose sur la technologie blockchain. C’est Renaud Lifchniz expert en cybersécurité qui m’a inspirée. Très concrètement, c’est assez roots pour s’y rendre !!
Soit en traversant le Danube par la Serbie, soit par une route forestière isolée, en venant de la Croatie.
Je vous explique l’origine de la création de cette micro nation, car il en existe plus de 400 dans le monde : avec la dissolution de l’ex Yougoslavie dans les années 1990, la Croatie et la Serbie ont vu émerger des zones floues autour du Danube, le fleuve qui sépare les deux pays. Cette bande de terre, de 7 km², devient terra nullius, littéralement « une terre sans maître ». Et le 13 avril 2015, Vít Jedlička, journaliste, entrepreneur tchèque, saisit l’occasion juridiquement ambigüe, pour créer une micro nation : le Liberland. Il proclame son indépendance et en devient par la même, son Président. Vít Jedlička, applique la vision d’un libertarien, un gouvernement réduit au strict minimum. Des impôts volontaires, et une structure de gouvernance, reposant sur la blockchain.
Sa devise : « Un minimum de droit, pour un maximum de liberté. » Les citoyens qui contribuent volontairement, obtiennent en échange des droits de vote supplémentaires. Quant aux armes à feu, leur possession n’est pas contrôlée par l’État. La blockchain joue un rôle clé dans la gouvernance, et les finances de ce pays. Avec le Liberland dollar, et le Liberland Meritt comme jetons officiels. L’économie repose sur un système décentralisé et transparent.
À la suite des élections le 6 octobre 2024, c’est Justin Sun le fondateur de Tron, une des plus grosses cryptomonnaies, qui est nommé premier ministre. Cette organisation unique s’étend même à la citoyenneté. En plus des résidents et des citoyens, le Liberland propose un statut de e-résident, permettant de gérer des activités commerciales, ou d’établir une entreprise au Liberland depuis n’importe où dans le monde. Déjà, une centaine de sociétés y sont enregistrées et le nombre de e-résidents dépasse les 5000. Le Liberland est le troisième plus petit état au monde. Sa langue officielle est l’anglais, et bien qui ne soit pas encore pleinement reconnu sur la scène internationale, il remplit déjà les quatre critères de la Convention de Montevideo, pour être considéré comme un état.
Alors si ça vous emballe, rendez-vous en août, pour le « floating man festival » une sorte de Burning man qui attire des passionnés de musique, d’économie alternative, pour célébrer la liberté, et ce durant quatre jours au village d’Ark Liberland. Au programme : discussions autour de l’économie et de la politique, débats sur la liberté et les droits fondamentaux. Les participants peuvent séjourner dans des chalets ou sous les tentes, pour s’immerger totalement. Et ensuite, l’ambition de Vít Jedlička est vaste : en 2023, il a officiellement annoncé l’ouverture des frontières du pays, parce que le Liberland, plus qu’un territoire, c’est une philosophie politique.
Alors, qui prépare son sac à dos ?
A écouter sur : https://www.youtube.com/watch?v=UOVWPOrH1F0


























